De l'enregistrement Blue Geisha
Paroles
Néo-Noah
Se prendre pour Noé,
Embarquer pour débarquer,
Sauter du train en marche,
Lui préférer l’arche.
À cent lieues de nous douter
De la suite qui nous est réservée :
Palace miteux, hôtel mafieux ?
Pied à l’étrier, éprouvante chevauchée échouée ?
À flots… mais rien de nouveau.
Désabusés du jeu des coulisses,
Des comptes d’apothicaires,
Des saignées sur nos blessures héréditaires,
Blasés, boursouflés des idées
De cet écran piétinant marqueté.
Télé‑mac prostitue son père noyé,
Évadé parmi les sirènes d’un océan d’éther.
Pense nos actes à notre place.
El Niño, l’enfant prodigue,
Revenu puis parti à tout vent,
Balayant les cités mortes,
Révélant les natures fortes.
Célébrons l’éolienne qui nous porte
Et nous mène du point A au point G,
Plaisir de sentir ta présence dans ce monde si rationnel,
Privé de sensuel —
Si ce n’est de sens…
Nous préférons l’asphyxie des sens.